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Smart skinny BBL + Hybrid breast augmentation
Le Smart Skinny BBL et l’Augmentation Mammaire Hybride ne sont pas de simples interventions de chirurgie esthétique ; ce sont des procédures de bio-ingénierie tissulaire. Elles représentent l’aboutissement de la chirurgie moderne : le refus du « taille unique » et l’adoption d’une personnalisation extrême.
Deux procédures incarnent parfaitement cette révolution : le Smart Skinny BBL (Brazilian Butt Lift intelligent pour morphologies fines) et l’Augmentation Mammaire Hybride (la combinaison magistrale d’implants et de graisse). Bien que ces deux interventions ciblent des régions anatomiques différentes, elles partagent la même philosophie : utiliser des techniques avancées pour contourner les limites anatomiques des patientes maigres ou athlétiques, en créant des volumes là où il n’y a pas de réserves graisseuses, tout en garantissant un résultat naturel et une sécurité maximale.
Le Smart Skinny BBL – L’Art de Créer du Volume à partir de Rien
Le BBL traditionnel a été popularisé par des patientes présentant un IMC élevé, où l’on pouvait aspirer des litres de graisse sur l’abdomen et les flancs pour réinjecter massivement dans les fesses. Mais qu’en est-il des femmes minces, aux hanches étroites, sans cellulite ni bourrelets apparents ? Pendant longtemps, on leur a refusé le BBL, ou pire, on leur a injecté la maigre quantité de graisse disponible, aboutissant à des fesses « en pomme » ou disproportionnées.
Le Smart Skinny BBL est la réponse à ce défi anatomique. C’est une chirurgie de haute précision qui repose sur une axiomatique simple : Pour donner l’illusion du volume, il faut sculpter l’espace autour du volume.
Suis-je la candidate idéal au Samrt Skinny BBL ?
La patiente type du Skinny BBL présente un Indice de Masse Grasse (IMG) bas (souvent entre 18 et 22). Ses défis sont multiples :
- Le déficit en tissu adipeux : Il y a très peu de graisse à aspirer. Le chirurgien ne peut pas se permettre de « prendre tout », il doit chasser le moindre centimètre cube (cc) de graisse de manière stratégique.
- L’anatomie osseuse : Les patientes maigres ont souvent un bassin étroit (gynoïde étroit ou androïde). Sans des hanches larges pour encadrer les fesses, un volume injecté trop important donnera un aspect de « faux-derrière » ou de diabolo.
- La qualité de la peau : Très fine, elle dévoile la moindre irrégularité. L’injection doit être d’une régularité parfaite.
La Liposuccion 4D et 360 : Le Contraste
Dans un Skinny BBL, la liposuccion n’est pas un simple moyen de « récolter » de la graisse ; c’est l’outil principal de remodelage de la silhouette. On ne crée pas seulement des fesses plus grosses, on crée une courbe S.
- L’illusion de la taille : Chez une patiente très maigre, il n’y a pas de graisse à aspirer sur le ventre. Le chirurgien va cibler la graisse lombaire (le bas du dos), les faux flancs, et la graisse sous-costale. Creuser ces zones, même de quelques millimètres, va créer une ombre et donner l’illusion d’une taille plus marquée, ce qui, par contraste, fera paraître les hanches et les fesses plus larges.
- Le creux fessier (V-zone) : Aspirer la graisse située juste au-dessus du pli fessier (la zone en V) est crucial. En amincissant le bas du dos et le haut des fesses, on oblige l’œil à se concentrer sur la projection centrale de la fesse.
- La graisse trochantérienne (Selle du cavalier) : Aspirer cette petite poche de graisse sur le haut de la cuisse permet de détacher la fesse de la jambe, augmentant la rondeur perçue de la hanche.

Le prélèvement Maximalisé : le combo
Pour une patiente de 50 kg, le chirurgien devra explorer des zones souvent négligées dans les BBL classiques :
- La face interne des genoux (environ 20-30 cc par côté).
- La graisse péri-trochantérienne profonde.
- Les bras (si il y a une légère laxité).
- La région sous-ombilicale même minime.
- La graisse pubienne et inguinale.
Chaque cc compte. L’objectif est d’atteindre un « combo » : récolter assez de graisse purifiée pour injecter entre 150 et 300 cc par fesse (contre 600-900 cc pour un BBL classique).
Le Traitement de la Graisse : Purification et Enrichissement
La graisse d’une patiente maigre est souvent de bonne qualité (moins fibrotique que la graisse obèse), mais elle est rare. Aucune goutte ne doit être perdue.
- La centrifugation ou décantation : On sépare l’huile (adipocytes éclatés), le liquide (sérum et anesthésique) et la couche cellulaire viable (le « buffy coat » et les adipocytes intacts).
- Le Nanofat et le Microfat : Pour les patientes très maigres, une partie de la graisse est émulsifiée pour devenir du nanofat. Bien qu’il ne volumise pas, le nanofat est riche en cellules souches (ADSC). L’injecter dans le derme superficiel de la fesse améliore la qualité de la peau, son épaisseur et sa capacité à se rétracter, préparant un lit vascularisé optimal pour la graisse volumatrice placée en dessous.
L’Art de l’Injection : La Géométrie du » Skinny BBL «
Là où le BBL traditionnel injecte massivement dans le muscle grand fessier pour une projection extrême, le Smart Skinny BBL privilégie une distribution architecturale multicouche.
- La sécurité d’abord : L’injection intramusculaire profonde est la cause numéro 1 des embolies graisseuses mortelles dans le BBL (la graisse pénètre dans les veines fessières profondes). Dans le Skinny BBL, on s’en tient à une règle stricte : l’injection se fait en quasi-totalité dans le plan sous-cutané et le plan sous-fascial (juste au-dessus du muscle), qui sont des zones sûres.
- L’injection en éventail (Cross-hatching) : La graisse est déposée en micro-tunnels (des « spaghettis » de graisse) de 1 mm d’épaisseur, en éventail, pour s’assurer que chaque parcelle de graisse est en contact avec du tissu vivant vascularisé. Le taux de survie de la graisse (prise) est inversement proportionnel au volume injecté par tunnel. Des petits dépôts = forte survie.
- Les Zones Stratégiques :
- Le pôle inférieur (le bas de la fesse) : On injecte très peu pour éviter l’aspect « fesse qui tombe ».
- Le pôle supéro-latéral (le haut et l’extérieur) : C’est la clé du Skinny BBL. Injecter ici crée l’illusion d’une hanche plus large et d’une fesse « portée haut », athlétique (the « fit » look).
- Le plancher médian (le sillon inter-fessier) : Rapprocher les deux fesses crée un effet de projection vers l’arrière sans ajouter de largeur.
Le Lipofilling des Hanches : Le Graal
Pour une femme fine, le graal est la courbe de la hanche. Sans cette courbe, la fesse paraît isolée sur le côté du corps. Le Skinny BBL inclut systématiquement un lipofilling des hanches (creux iliaques). Injecter 40 à 60 cc de graisse de chaque côté dans cette zone permet de transformer une silhouette en « H » (droite) en silhouette en « S » (féminine).
L’augmentation mammaire Hybride – Le Mariage de la Force et de la Douceur
L’augmentation mammaire par implants existe depuis des décennies. Mais elle a toujours eu un talon d’Achille : les patientes maigres, avec très peu de tissu mammaire natif (seins de type A ou B, peau fine, cages thoraciques saillantes).
Sur une patiente très fine, un implant seul, même de petit volume, crée des artefacts visuels et tactiles redoutés :
- Le « Edge » (le bord d’implant) : Le bord de l’implant est visible sous la peau, surtout en haut et sur les côtés, détruisant l’illusion du naturel.
- Le « Double Bubble » (Sillon double) : L’implant est perchée au-dessus du sein natif qui tombe légèrement, créant une double cassure.
- Le « Snoopy Dog » (Nez de chien) : Le sein natif pend en dessous de l’implant comme le nez du chien Snoopy.
- L’absence de clivage (Cleavage) : Deux implants placés sur un thorax étroit et coniques restent écartés l’un de l’autre, laissant un espace vide entre les seins.
- L’ondulation (Rippling) : Les plis de l’implant se devinent à travers la peau fine.
L’Augmentation Mammaire Hybride (ou Composite Breast Augmentation) résout ces problèmes en ajoutant une couche de graisse autologue (provenant du patient) autour de l’implant. L’implant fournit le volume de base (le gâteau), la graisse fournit le modelage, la transition et le naturel (le glaçage).
Philosophie et Avantages de l’Approche Hybride
- Implant + Graisse = 1 + 1 = 3 : L’implant pousse la graisse nativ en avant, la graisse masque les bords de l’implant. Synergie parfaite.
- Réduction du risque de coque (Capsule contracture) : Bien que débattu, l’apport de cellules souches (ADSC) via la graisse autour de l’implant semble réduire le risque de contraction de la capsule fibreuse qui entoure l’implant, en améliorant la vascularisation locale.
- Un clivage naturel : La graisse peut être injectée dans la région médiale (le clivage), zone où l’implant ne va jamais sous peine de créer un « uniboob » (synmastie). La graisse comble cet espace de manière organique.
- Un toucher réaliste : L’implant est entouré d’un manchon de graisse vivante qui amortit le contact, rendant le sein beaucoup plus souple et réaliste au toucher qu’un implant nu sous une peau fine.

La Sélection de l’Implant dans l’Approche Hybride
Dans l’augmentation hybride, on ne choisit pas l’implant de la même manière.
- Volume modéré : On ne cherche pas l’excès. L’implant sert de base. Un implant de 200 à 300 cc est typique, laissant la place à la graisse pour les finitions.
- Profil et projection : On privilégie souvent des implants à projection modérée (moderate plus) plutôt que « high profile » (très projetés), car l’injection de graisse ajoutera de la projection là où c’est nécessaire.
- Forme : Les implants ronds sont souvent privilégiés aux anatomiques dans l’approche hybride, car les bords supérieurs de l’implant rond seront masqués par la graisse, éliminant le risque de visibilité du bord supérieur de l’implant anatomique (le « step-off deformity ») lors de la mobilisation.
- Enveloppe : Les implants lisses ou micro-texturés sont généralement recommandés, selon les préférences du chirurgien et les recommandations de sécurité (liées au BIA-ALCL).
Les Plans de Dissection et de Placement
Le choix du plan est crucial pour le succès de l’hybride.
- Le plan rétro-musculaire (Sous le grand pectoral) : L’implant est caché par le muscle en haut. La graisse sera alors injectée principalement en sous-cutané pour épaissir la peau et créer le clivage. C’est l’approche classique.
- Le plan dual-plane (Bi-plan) : Le muscle est coupé dans sa partie inférieure pour libérer le sein natif et laisser l’implant descendre naturellement dans le sillon. La graisse est utilisée pour affiner les bords latéraux et inférieurs.
- Le plan sous-fascial ou sous-glandulaire : Si la patiente a un peu plus de tissu graisseux natif, l’implant peut être posé juste sous la glande ou le fascia. La graisse injectée en sous-cutané strict permettra alors de masquer l’implant par-dessus.
L’Art du Lipomodelage Péri-Implantaire
Une fois l’implant en place, le chirurgien se fait artiste. Le Lipofilling (injection de graisse) n’est pas fait au hasard. Il utilise des micro-cannules de 1 à 2 mm pour déposer la graisse couche par couche.
- La zone du clivage (Pôle médial) : C’est la zone star. On injecte entre 20 et 50 cc de graisse par côté dans l’espace sous-cutané entre les deux seins. Cela crée un « décolleté » naturel sans que les implants ne se touchent.
- Le pôle supérieur (Le décolleté) : Pour masquer le bord supérieur de l’implant et créer une transition douce avec la clavicule.
- Le pôle latéral (L’extérieur du sein) : Pour créer la courbe externe du sein, adoucir la transition avec l’aisselle et cacher le bord latéral de l’implant.
- Le pôle inférieur (Le sillon) : Injecter juste au-dessus du sillon sous-mammaire pour aider à définir le pli, particulièrement utile pour corriger les seins tubéreux (où le sillon est trop haut haut).
L’Augmentation Mammaire Hybride et le Sein Tubéreux
L’approche hybride est le traitement de référence des seins tubéreux. Le sein tubéreux est caractérisé par une base étroite (manque de largeur), un sillon sous-mammaire trop haut, une aréole herniée (gonflée) et un défaut de la partie inférieure du sein.
L’implant seul explose dans la partie étroite, rendant l’aréole encore plus herniée.
La stratégie hybride :
- Aborder le sein par une incision aréolaire.
- Radier (couper) les bandes fibreuses internes qui constrictent le sein (scoring).
- Abaisser le sillon sous-mammaire manuellement.
- Placer un implant de petite largeur (souvent anatomique) pour ouvrir la base.
- Injecter de la graisse en grande quantité (40 à 80 cc) dans le quadrant inféro-latéral pour élargir la base du sein qui manquait de tissu et lisser la peau distendue.
La Stratégie Combinée – L’Opération « Total Body Transformation »
De nombreuses patientes qui consultent pour un Skinny BBL consultent également pour une augmentation mammaire. La combinaison des deux interventions en une seule opération (le Combo Smart Skinny BBL + Mammaire Hybride) est le summum de la chirurgie de silhouette moderne. C’est une chirurgie exigeante, longue (4 à 6 heures), mais qui offre une transformation complète et harmonieuse.
La Synergie de la Graisse (La Banque du Tissu Adipeux)
L’avantage majeur de combiner ces deux opérations réside dans la gestion de la graisse. Chez une patiente très fine, chaque goutte de graisse compte. En pratiquant une liposuccion 360 pour le BBL, on génère de la graisse. Une partie est réservée pour les fesses, mais une autre partie (souvent la moins volumineuse, ou le nanofat) est détournée pour l’augmentation mammaire hybride.
Il y a un effet de levier : la liposuccion affine la taille et les flancs, ce qui améliore le résultat du BBL, et la graisse récoltée améliore le résultat des seins, le tout sans avoir besoin d’une autre zone de prélèvement.
La Logistique Opératoire et le Positionnement
L’ordre opératoire est crucial pour le chirurgien anesthésiste et l’équipe soignante, car il implique des changements de position de la patiente sur la table d’opération.
- Phase 1 : Position Ventrale (Sur le ventre) : La patiente est installée sur la table avec un appui-tête et des coussins de soutien. Le chirurgien effectue la liposuccion du dos, des lombaires, des hanches et des cuisses. C’est la première étape de récolte. Note : L’injection dans les fesses se fait à ce stade ou plus tard, selon les habitudes du chirurgien (beaucoup préfèrent injecter en position debout simulée ou latérale pour évaluer la projection en temps réel).
- Phase 2 : Position Dorsale (Sur le dos) : La patiente est retournée. Le chirurgien pratique la liposuccion de l’abdomen, des bras, et de la face interne des cuisses. Il traite ensuite les seins : dissection pour l’implant, placement de l’implant. Enfin, il effectue le lipofilling (injection de graisse) autour des implants mammaires et, si ce n’est pas fait, termine l’injection dans les fesses en évaluant la symétrie.
- Phase 3 : Position Assise (Simulée) : La table d’opération est repliée pour mettre la patiente en position semi-assise (Fowler). Cela permet au chirurgien de vérifier la gravité naturelle des seins et la projection des fesses, d’ajuster les derniers cc de graisse de manière symétrique avant de fermer les incisions.
L’Équilibre des Proportions : Le « Golden Ratio » Chirurgical
L’harmonie du corps humain obéit à des ratios mathématiques. L’idéal féminin souvent recherché est une taille fine associée à des hanches et une poitrine équilibrées.
En combinant l’augmentation hybride (qui ajoute de la projection en avant) et le Skinny BBL (qui ajoute de la projection en arrière et de la largeur aux hanches), le chirurgien crée une courbe S équilibrée de profil et de face.
Si le volume des fesses est trop important par rapport à la poitrine, la silhouette paraît « lourde » en bas. Si la poitrine est trop forte pour des hanches étroites, la silhouette paraît « pyramidale ». L’art du chirurgien est de calculer les volumes d’implants et de graisse pour que le haut et le bas du corps se répondent visuellement.
La Contrainte Hémodynamique et la Durée
Combiner une liposuccion extensive, un lipofilling et une dissection mammaire est un traumatisme chirurgical conséquent. Il y a une perte sanguine cumulée (saignement de la lipo + saignement de la loge de l’implant). L’anesthésiste doit gérer la perméabilité capillaire (le « third spacing ») due à la grande quantité de liquide de tumescence utilisée pour la lipo, ainsi que le risque d’hypothermie.
Pour les patientes très maigres, la tolérance à la perte de sang et aux décalages hydro-électrolytiques est réduite. C’est pourquoi la combinaison n’est proposée qu’aux patientes en excellente santé physique (ASA 1), avec un bilan pré-opératoire rigoureux (NFS, coagulation, ionogramme, ECG).
Préparation Pré-Opératoire – La Fondation de la Réussite
La préparation est aussi importante que l’opération elle-même, particulièrement dans l’approche hybride/BBL où la qualité du tissu et la santé cellulaire déterminent la survie de la graisse.
Le Mythe de la Prise de Poids Pré-Opératoire
De nombreuses patientes maigres se voient conseiller par d’anciens chirurgiens de « prendre 4 ou 5 kilos avant l’opération pour avoir plus de graisse à injecter ».
C’est une erreur fondamentale et contre-productive.
- La graisse prise rapidement par un régime hypercalorique est une graisse inflammatoire, riche en eau et en triglycérides, mais pauvre en cellules souches viables (adipocytes matures hypertrophiés). Lors de la centrifugation, cette graisse se transformera majoritairement en huile (éclatement cellulaire).
- De plus, une prise de poids artificielle déséquilibre l’insuline et la cortisol, créant un environnement inflammatoire qui réduit la « prise » (survie) de la greffe graisseuse.
- La bonne approche : Il faut optimiser la qualité de la graisse existante par une alimentation riche en protéines, en acides gras essentiels (Oméga-3, poissons gras, avocats, noix) et en antioxydants. L’objectif est d’avoir des adipocytes de petite taille, stables et bien vascularisés.
Le Régime Anti-Inflammatoire et la Supplémentation
La survie de la greffe graisseuse (qui sera privée de sang pendant les premiers jours après l’injection et devra survivre par imbibition jusqu’à la néovascularisation) dépend de la capacité des cellules à résister au stress hypoxique.
- Arrêt du tabac et de la vape : Absolument impératif 4 semaines avant et 6 semaines après. La nicotine est un puissant vasoconstricteur qui détruit la microcirculation capillaire. La graisse greffée mourra sans irrigation sanguine.
- Suppléments pro-vasodilatateurs : Arnica montana (en homéopathie ou extrait), Vitamine C, Bromélaïne (anti-inflammatoire naturel) pour préparer les tissus à bien circuler.
- Arrêt des AINS (Aspirine, Ibuprofène) : 10 jours avant pour éviter les saignements excessifs qui augmentent la pression dans les loges (compression de la graisse = mort graisseuse).
Les Suites Opératoires – La Règle de la Patience et de la Protection
La récupération après un combo Skinny BBL + Mammaire Hybride est le moment critique où la greffe vit ou meurt. C’est une gymnastique contraignante car il faut protéger les fesses ET les seins simultanément.
La Règle d’Or du BBL : Aucune Pression sur la Fesse
La graisse injectée n’a pas de racines (vascularisation) pendant les 5 à 7 premiers jours. Toute pression sur la fesse écrase les micro-tunnels de graisse contre le muscle et coupe l’apport en nutriments par imbibition, causant la nécrose (mort graisseuse) et éventuellement la formation d’huile (oil cysts) ou de calcifications.
- Interdiction de s’asseoir : Sauf pour aller aux toilettes (et encore, avec un coussin BBL spécifique en forme de beignet qui isole les fesses et met le poids sur les cuisses). Durée : 2 à 3 semaines.
- Le coussin BBL : Il doit être utilisé en voiture, au bureau, à la maison. Il maintient le sacrum et les ischions (os du bassin) en surplomb du vide.
- Coucher : La patiente doit dormir sur le ventre ou sur le côté avec un coussin entre les jambes. Jamais sur le dos pendant 3 semaines.
- Vêtements de compression : La gaine (faja) est portée 24h/24, sauf pour la toilette, pendant 4 à 6 semaines. Elle aide à réduire l’œdème et à maintenir la graisse en place, mais elle ne doit pas être trop serrée pour ne pas étouffer la greffe.
La Protection du Résultat Mammaire
- Le soutien-gorge de contention : Porté immédiatement après l’opération, il maintient l’implant dans sa loge et comprime légèrement pour éviter l’accumulation de sérome (liquide) autour de l’implant et compresser doucement la graisse injectée contre le tissu.
- Les bandes élastiques (Tape) : Utilisées pour empêcher les implants de remonter (phénomène fréquent au début, le muscle pectoral repousse l’implant vers le haut). Elles aident également à modeler le sillon.
- Limitation des mouvements des bras : Surtout si l’implant est sous le muscle. Lever les bras au-dessus de la tête est interdit pendant 2 semaines pour ne pas contracturer le pectoral et déplacer l’implant.
Gestion de l’Œdème et du « Dropping » (La descente)
- Les seins : Après une mammaire hybride avec implant sous-musculaire et lipofilling, les seins sont très gonflés, placés haut sur la poitrine, et très fermes (effet « frankenboob »). C’est normal. Il faut attendre 3 à 6 mois pour que le muscle s’assouplit, que la graisse mature, que l’implant « tombe » (fluffing) et que le sein prenne sa forme naturelle en forme de goutte.
- Les fesses : Les fesses seront énormes au réveil. Cet excès est constitué à 40% du volume de la graisse injectée, à 30% du liquide de tumescence non encore résorbé, et à 30% d’œdème inflammatoire. Au bout de 6 semaines, la patiente perdra environ 30 à 50% du volume initial (la graisse morte est résorbée par le corps). Le volume final se juge à 6 mois.
Les Massages Lymphatiques et la Reprise Sportive
- Dès J5-J7 : Début des drainages lymphatiques manuels (DLM) pour le corps (pas sur les fesses elles-mêmes au début, mais sur les zones de liposuccion : dos, ventre, cuisses) pour évacuer l’œdème rapide.
- À 3 semaines : Massages spécifiques d’assouplissement de la capsule mammaire pour prévenir la coque (si le chirurgien recommande des massages, ce qui n’est pas toujours le cas avec les implants texturés modernes).
- À 6 semaines : Reprise progressive du cardio (marche rapide, vélo elliptique sans appui fessier). Le renforcement musculaire léger (haut du corps) est autorisé.
- À 3 mois : Reprise complète du sport, y compris squats et fessiers. Les mouvements de « squeeze » (contraction fessière) améliorent la vascularisation de la graisse greffée qui a survécu et aide à la trophicité.
Risques, Complications et Solutions
Toute chirurgie comporte des risques. L’approche hybride et le BBL ont des profils de complications qui leurs sont propres.
Les Risques Spécifiques du BBL
- L’Embolie Graisseuse Pulmonaire (EGP) : C’est le risque vital majeur du BBL. De la graisse est injectée par erreur dans une grosse veine fessière, remonte dans le cœur et obstrue les artères pulmonaires. Mort très rapide. La prévention repose sur la technique d’injection stricte : Pas d’injection intra-musculaire profonde, utilisation de canules émoussées, direction de l’injection toujours vers l’extérieur ou le bas, jamais vers le haut/en dedans.
- La Nécrose Graisseuse (Oil Cysts / Calcifications) : Si trop de graisse est injectée en un seul point, le centre du dépôt meurt par manque d’oxygène. Cela crée des kystes huileux (durs et douloureux) ou des calcifications. Traitement : ponction à l’aiguille ou micro-ablation chirurgicale.
- L’Asymétrie : La graisse est un matériau vivant qui peut se résorber différemment d’un côté à l’autre. Une retouche (touch-up) sous anesthésie locale est souvent nécessaire après 6 à 12 mois sur les patientes très maigres pour parfaire la symétrie.
Les Risques Spécifiques de l’Augmentation Mammaire Hybride
- La Résorption asymétrique de la graisse : La graisse injectée dans le clivage peut disparaître d’un côté et pas de l’autre, recréant un espace vide.
- La Calcification graisseuse : La nécrose de la graisse injectée dans le sein peut causer des micro-calcifications visibles à la mammographie. Il est crucial que le radiologue soit informé de l’antécédent de lipofilling pour différencier ces calcifications bénignes (sphériques, à coque claire) de celles suspectes du cancer du sein (spiculées, irrégulières).
- Les risques de l’implant : Infection précoce, hématome, coque (capsule contracture), rupture, et le risque rarissime mais grave de Lymphome Anaplasique à Grandes Cellules associé aux implants mammaires (BIA-ALCL) lié aux implants texturés.
- La synmastie (Uniboob) : Si la graisse et/ou l’implant sont trop poussés vers le centre du thorax, les deux seins fusionnent. Correction extrêmement difficile.
Le « Touch-Up » (La Retouche) – Une Norme, pas un Échec
Il faut informer la patiente dès la consultation initiale : l’approche Skinny BBL et Hybride est souvent une chirurgie en deux temps.
Pourquoi ? Parce que chez une patiente très fine, le chirurgien doit être conservateur. Il vaut mieux sous-corriger légèrement que de sur-injecter et risquer la mort graisseuse ou des fesses disproportionnées.
Après 9 à 12 mois, la graisse qui est restée est définitivement vivaine et vascularisée. On peut alors ré-aspirer une petite zone (le « graisse résiduelle » qui a poussé ou des irrégularités) et réinjecter pour affiner la taille, remplir un creux sur la fesse, ou rajouter 20 cc dans le clivage du sein. Cette retouche est légère, souvent sous anesthésie locale, avec une récupération de 24h.

