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BBL reversal : Guide complet

Pendant plusieurs années, le Brazilian Butt Lift (BBL), ou lipofilling des fesses, a été l’une des interventions esthétiques les plus populaires au monde. Elle consiste à prélever de la graisse sur une partie du corps par liposuccion, à la purifier, puis à la réinjecter dans les fesses pour en augmenter le volume et en modeler la forme. Les réseaux sociaux ont amplifié sa notoriété, mais aussi, plus récemment, la remise en question de ses résultats et de ses risques.

De plus en plus de personnes cherchent à « annuler » leur BBL. Les raisons sont variées : un volume jugé excessif ou disproportionné, des irrégularités, des nodules douloureux, une évolution des goûts ou de la mode, une gêne dans la vie quotidienne, un changement de mode de vie ou de situation de santé, ou simplement l’envie de retrouver un corps plus proche de celui d’avant.

Que signifie réellement « BBL reversal » ?

bbl reversal

Contrairement à ce que l’expression laisse penser, il n’existe pas une seule intervention standardisée appelée « BBL reversal ». Dans la pratique, ce terme recouvre plusieurs approches possibles, qui peuvent être utilisées seules ou combinées selon votre situation :

  • La liposuccion des fesses pour retirer une partie de la graisse greffée et remodeler les contours ;
  • L’exérèse (ablation chirurgicale) de zones de graisse abîmée, comme des nodules de nécrose graisseuse ou des kystes huileux ;
  • Le lifting des fesses (ou lifting fessier) pour retirer l’excès de peau et retendre la zone après réduction du volume ;
  • La correction de l’asymétrie ou des irrégularités de contour par lipoaspiration ciblée, par comblement léger ou par d’autres gestes ;
  • Des gestes complémentaires sur les cuisses, les hanches ou la taille pour harmoniser la silhouette.

Il est donc plus juste de parler d’une prise en charge sur mesure que d’une opération type.

Pourquoi on ne peut pas « tout enlever »

Plusieurs raisons expliquent qu’un retour exact à l’état initial est impossible :

  1. Une partie de la graisse injectée a survécu et s’est intégrée aux tissus, avec ses propres vaisseaux. Elle se comporte alors comme de la graisse « normale » de la région. À l’inverse, une partie de la graisse injectée n’a pas survécu et a été résorbée au cours des premiers mois : ce n’est donc plus de la graisse « de BBL » qu’il s’agit de retirer.
  2. Il est impossible de distinguer visuellement la graisse greffée de la graisse d’origine. Le chirurgien ne peut pas retirer « uniquement » ce qui a été ajouté.
  3. La graisse prélevée lors du BBL initial (ventre, flancs, dos, cuisses) ne peut pas être « replacée » ; une fois retirée, elle ne repousse pas à l’identique.
  4. La peau, étirée par le volume ajouté, peut ne pas se rétracter complètement après la réduction.
  5. Chaque intervention modifie les tissus (cicatrices internes, fibrose), ce qui rend les gestes suivants plus délicats.

L’objectif réaliste n’est donc pas de « défaire » le BBL, mais d’obtenir une silhouette plus harmonieuse, plus confortable et en meilleure santé, adaptée à vos souhaits actuels.

Pourquoi envisager un BBL reversal ? Les motivations les plus courantes

Des raisons esthétiques

  • Volume jugé trop important ou disproportionné par rapport au reste du corps ;
  • Forme qui ne correspond plus aux goûts personnels ou à l’évolution des tendances ;
  • Asymétrie entre les deux fesses ;
  • Irrégularités, creux, bosses ou aspect « bosselé » ;
  • Transition entre les fesses, la taille et les cuisses jugée peu naturelle ;
  • Peau relâchée ou excès cutané après une perte de poids.

Des raisons liées à la santé et au confort

  • Nodules ou masses dures, parfois douloureux, correspondant à de la nécrose graisseuse ou à des kystes huileux ;
  • Douleurs en position assise, gêne pour dormir sur le dos, difficulté à s’asseoir longtemps ;
  • Infections ou complications chroniques après l’intervention initiale ;
  • Difficulté à trouver des vêtements adaptés, ou gêne dans la pratique du sport ;
  • Prise de poids ou perte de poids importante qui a modifié la répartition de la graisse.

Des raisons personnelles et psychologiques

  • Regret d’avoir effectué l’intervention, parfois décidée sous la pression des réseaux sociaux ou de l’entourage ;
  • Changement de projet de vie, de profession, de relation ;
  • Mal-être corporel persistant, avec ou sans lien avec l’intervention.

Ce dernier point mérite une attention particulière. Si le regret ou l’insatisfaction est profond et ancien, une consultation avec un psychologue ou un psychiatre peut aider à clarifier ce qui est attendu d’une nouvelle intervention, afin d’éviter l’enchaînement de chirurgies qui ne répondent pas au vrai problème.

Comment fonctionne un BBL, et pourquoi cela compte pour le reversal

Pour comprendre les options de correction, il faut avoir en tête quelques notions sur le BBL initial.

Le principe

La graisse est prélevée par liposuccion, traitée (lavage, filtration, décantation ou centrifugation selon les équipes), puis réinjectée sous la peau des fesses, en petites quantités, dans plusieurs plans et plusieurs directions, pour obtenir le volume et la forme souhaités.

La survie de la graisse greffée

Une partie de la graisse injectée ne survit pas. La proportion varie beaucoup d’une personne à l’autre et d’une technique à l’autre : on estime souvent qu’une fraction importante, parfois de l’ordre de la moitié, est résorbée dans les semaines et mois suivant l’intervention. La graisse qui survit se vascularise et s’intègre aux tissus. C’est pourquoi le résultat final d’un BBL n’est évalué qu’après plusieurs mois, et pourquoi tout geste de correction doit attendre cette stabilisation.

Les complications possibles du BBL initial

  • Nécrose graisseuse : une partie de la graisse injectée ne reçoit pas assez de sang et meurt, formant des zones dures, parfois sensibles, voire des kystes huileux ;
  • Sérome, hématome, infection ;
  • Irrégularités de contour et asymétries ;
  • Embolie graisseuse : complication rare mais très grave, survenant lorsque de la graisse pénètre dans une veine fessière profonde. Les sociétés savantes de chirurgie plastique recommandent d’injecter la graisse dans le plan sous-cutané, et d’éviter l’injection intramusculaire profonde, pour limiter ce risque.

Ces éléments ont une conséquence directe : un BBL reversal n’est pas qu’un geste esthétique, c’est parfois aussi un traitement de complication.

Les options de prise en charge

Vue d’ensemble

Approche Principe Quand l’envisager Limites principales
Surveillance et patience Attendre l’évolution naturelle, parfois avec adaptation du mode de vie Premiers mois après le BBL, ou gêne légère Ne change pas la forme de manière nette
Liposuccion fessière Retrait d’une partie de la graisse par canules Volume excessif, contours à corriger, peau de bonne qualité Retrait imprécis de la graisse greffée, risque d’irrégularités
Exérèse chirurgicale ciblée Ablation de nodules, kystes ou zones de nécrose Masses dures, douloureuses ou infectées Cicatrices, déformation locale possible
Lifting fessier Retrait de peau en excès et retension Peau relâchée après réduction de volume Cicatrice plus visible, convalescence plus longue
Combinaison de gestes Liposuccion + lifting + corrections Situations complexes ou multiples Intervention plus longue, risques cumulés
Rééquilibrage esthétique Retouche des cuisses, hanches, taille Silhouette globale à harmoniser Ajoute des gestes à planifier

Surveillance, mode de vie et approches non chirurgicales

Dans certains cas, notamment si le BBL est récent ou si la gêne est modérée, la meilleure option est d’attendre. Le volume continue d’évoluer pendant plusieurs mois. Une perte de poids modérée peut aussi réduire légèrement le volume de graisse fessière, bien qu’on ne puisse pas la cibler précisément.

Les techniques non chirurgicales dites « amincissantes » (cryolipolyse, radiofréquence, ultrasons, injections lipolytiques) sont parfois proposées. Leur efficacité sur la graisse fessière est limitée et peu prévisible ; elles ne remplacent pas une prise en charge chirurgicale lorsque le problème est important, et elles ne peuvent pas traiter une nécrose graisseuse ou un excès de peau. Soyez très prudente face aux promesses de « dissolution du BBL » sans chirurgie.

 La liposuccion des fesses

C’est l’option la plus fréquemment envisagée lorsque le volume est trop important. Le chirurgien pratique de petites incisions et utilise des canules fines pour aspirer une partie de la graisse. Certains points à connaître :

  • La graisse retirée est indifférenciée : on ne peut pas choisir de retirer uniquement la graisse injectée.
  • Le risque d’irrégularités est plus élevé dans un tissu déjà remanié, avec des zones fibreuses.
  • La qualité de la peau est déterminante : si elle est de bonne élasticité, elle se rétracte mieux ; si elle est relâchée, la réduction peut accentuer l’aspect flasque.
  • Le geste peut être associé à un remodelage des zones voisines (taille, hanches, cuisses) pour un résultat harmonieux.

L’exérèse de nodules et de zones de nécrose

La nécrose graisseuse peut former des masses fermes, parfois confondues avec des tumeurs lors d’un examen. Une imagerie (échographie, IRM) et parfois une biopsie permettent de poser le diagnostic. Certaines petites zones restent stables et indolores, sans traitement. D’autres, douloureuses, infectées ou très déformantes, justifient une ablation chirurgicale, qui laisse une cicatrice et peut modifier le contour local.

Le lifting fessier

Lorsque le volume est réduit et que la peau reste distendue, un lifting fessier retire l’excès cutané et retend les tissus. Il peut être pratiqué en même temps ou lors d’une seconde intervention. Il laisse une cicatrice, en général située au niveau de la ligne de la taille basse ou du pli fessier, selon la technique. Cette cicatrice est définitive et la convalescence est plus contraignante que pour une simple liposuccion.

Interventions en plusieurs temps

Il est fréquent qu’un seul geste ne suffise pas. Un chirurgien prudent peut vous proposer plusieurs étapes, espacées de quelques mois, pour limiter les risques et ajuster le résultat. C’est souvent plus sûr que de tout vouloir corriger d’un coup, même si cela demande de la patience.

Quand faire un BBL reversal ? La question du délai

Attendre la stabilisation

Tant que la graisse greffée évolue, le volume final reste incertain. En règle générale, on attend plusieurs mois (de l’ordre de six mois à un an après le BBL) avant d’envisager une correction esthétique, sauf complication nécessitant un traitement plus précoce (infection, douleur importante, lésion suspecte). Le chirurgien décide du bon moment à partir de votre examen clinique.

Stabiliser son poids

Un poids stable depuis plusieurs mois est un prérequis fréquent. Une variation de poids importante après l’opération fausserait le résultat obtenu.

Laisser les tissus cicatriser

Les tissus remaniés par une première intervention sont plus fragiles. Un délai suffisant permet à la fibrose de se stabiliser et à l’œdème de disparaître, ce qui améliore la sécurité et la précision de la chirurgie de correction.

Qui est un bon candidat ?

 Profil favorable

  • Motivation claire, réfléchie et durable ;
  • Attentes réalistes : amélioration, pas retour exact à l’état antérieur ;
  • Poids stable et bonne santé générale ;
  • Absence de tabagisme, ou arrêt complet avant et après l’opération ;
  • Délai suffisant depuis le BBL initial ;
  • Peau de qualité correcte pour la réduction envisagée ;
  • Capacité à suivre des consignes strictes de convalescence.

Situations qui demandent de la prudence

  • Infection active ou lésions suspectes non explorées ;
  • Maladies chroniques mal contrôlées (diabète, troubles de la coagulation, pathologies cardiaques ou pulmonaires) ;
  • Tabagisme actif, qui altère la cicatrisation et augmente le risque de nécrose cutanée ;
  • Nombreuses interventions antérieures sur la même zone ;
  • Insatisfaction corporelle intense ou persistante, qui peut relever d’un accompagnement psychologique ;
  • Variations de poids importantes en cours ou prévues ;
  • Projet de grossesse à court terme ;
  • Attentes irréalistes, par exemple obtenir une silhouette précise vue sur un réseau social.

La consultation : poser les bonnes questions

Choisir le chirurgien

Privilégiez un chirurgien plasticien qualifié, habitué aux reprises et aux complications de lipofilling fessier, opérant dans un établissement autorisé avec une équipe d’anesthésie. Une reprise est souvent plus complexe qu’une première chirurgie. Si possible, consultez plus d’un praticien, et si votre BBL initial a été réalisé à l’étranger ou dans des conditions peu claires, essayez de rassembler votre dossier médical (compte rendu opératoire, quantité de graisse injectée, techniques utilisées).

Ce qu’une consultation sérieuse doit comporter

  1. Un interrogatoire détaillé : date et déroulement du BBL, complications éventuelles, antécédents médicaux, médicaments, allergies, tabac ;
  2. Un examen clinique : volume, symétrie, qualité de la peau, nodules, cicatrices, sensibilité ;
  3. Des photographies avant/après le BBL si vous en avez, ce qui aide à comprendre la situation de départ ;
  4. Éventuellement une imagerie pour explorer des masses ou évaluer la graisse (échographie, IRM) ;
  5. Une explication claire des options, de leurs limites et de leurs risques ;
  6. Un devis détaillé et un délai de réflexion ;
  7. Une discussion honnête sur ce que le résultat ne pourra pas corriger.

 Questions à poser à votre chirurgien

  • Quelle est votre expérience des corrections de BBL ?
  • Que pouvez-vous retirer, et que ne pouvez-vous pas retirer ?
  • Mon résultat sera-t-il plus plat, plus ferme, plus naturel ? À quoi dois-je m’attendre précisément ?
  • Aurai-je besoin de plusieurs interventions ?
  • Quelles cicatrices dois-je prévoir ?
  • Quelles complications peuvent survenir, et comment les gérez-vous ?
  • Que se passe-t-il si le résultat ne me convient pas ?
  • Comment se déroule le suivi, et qui puis-je joindre en cas d’urgence ?

Se préparer à l’intervention

Les semaines précédentes

  • Arrêt total de la nicotine pendant la période demandée par le chirurgien (cigarette, vapotage, patchs) ;
  • Poids stable, alimentation équilibrée et riche en protéines pour soutenir la cicatrisation ;
  • Activité physique modérée pour maintenir une bonne circulation ;
  • Revue des médicaments et compléments avec l’équipe médicale : certains augmentent le risque de saignement (aspirine, anti-inflammatoires, certains compléments). Ne modifiez jamais un traitement sans avis médical ;
  • Examens préopératoires : bilan sanguin, consultation d’anesthésie, éventuellement imagerie.

Organisation pratique

  • Prévoir un accompagnant pour le retour à la maison et les premiers jours ;
  • Aménager un espace de repos accessible : positions allongée sur le ventre ou sur le côté, coussins, objets à portée de main ;
  • Préparer des vêtements amples et des repas à l’avance ;
  • Prévoir une absence professionnelle adaptée, plus longue si le travail impose la position assise prolongée ;
  • Acheter ou obtenir le vêtement de compression recommandé ;
  • Anticiper la garde des enfants ou l’aide à domicile.

Le jour de l’intervention

Respectez rigoureusement les consignes de jeûne. Retirez bijoux, piercings, vernis et maquillage, apportez vos documents et examens, et prévoyez des vêtements confortables pour la sortie. Votre équipe vous précisera l’horaire et les modalités d’arrivée.

Le déroulement de l’intervention

Anesthésie et durée

La plupart des corrections de BBL se font sous anesthésie générale, parfois sous anesthésie locorégionale avec sédation pour des gestes limités. La durée varie de moins d’une heure pour un geste ciblé à plusieurs heures pour une combinaison de liposuccion, d’exérèse et de lifting. L’hospitalisation peut être ambulatoire ou durer une ou plusieurs nuits.

Étapes générales

  1. Marquage debout avant l’anesthésie, avec dessin des zones à traiter ;
  2. Installation du patient, souvent sur le ventre, avec des précautions pour prévenir les complications positionnelles ;
  3. Liposuccion par petites incisions, si elle est prévue ;
  4. Exérèse de nodules, de kystes ou de zones de nécrose, si nécessaire ;
  5. Lifting avec retrait de peau en excès, le cas échéant ;
  6. Fermeture par sutures en plusieurs plans ;
  7. Pose éventuelle de drains, selon la technique ;
  8. Pansements et vêtement de compression.

Les suites opératoires

Les repères suivants sont indicatifs. Suivez toujours les consignes personnalisées de votre chirurgien.

Les premiers jours

Vous vous réveillez avec un pansement et un vêtement de compression. Des douleurs, une sensation de tension et un gonflement important sont normaux. Les antalgiques prescrits contrôlent généralement la douleur. La position assise est le plus souvent à éviter ou à limiter pendant plusieurs semaines après une chirurgie des fesses : on vous recommandera de dormir sur le ventre ou sur le côté, et de vous asseoir sur un coussin adapté ou en appui sur les cuisses, selon les consignes. La marche douce est encouragée pour favoriser la circulation et prévenir les phlébites.

Semaines 1 à 4

  • Œdème et ecchymoses, parfois étendus aux cuisses et au bas du dos ;
  • Fatigue et besoin de repos supérieur à la normale ;
  • Port continu du vêtement de compression, jour et nuit au début ;
  • Consultations de contrôle, retrait des drains éventuels, surveillance des cicatrices ;
  • Reprise progressive des activités légères, sans port de charges ni effort intense ;
  • Soins de la peau et hygiène selon les consignes de votre équipe.

Semaines 4 à 12

L’œdème diminue peu à peu, la sensibilité reste souvent perturbée, la peau peut paraître irrégulière : c’est une phase normale. Le chirurgien autorise progressivement la position assise prolongée, puis la reprise du sport, en commençant par des exercices doux. Le drainage lymphatique manuel est parfois proposé ; discutez-en avec votre chirurgien avant de le débuter.

Mois 3 à 12

Le résultat définitif se dessine progressivement, parfois sur six à douze mois. Les cicatrices pâlissent et s’assouplissent. Une éventuelle retouche n’est envisagée qu’après stabilisation complète.

Signes d’alerte : contactez l’équipe sans attendre

  • fièvre persistante ou frissons ;
  • douleur croissante ou très localisée ;
  • rougeur étendue, chaleur, écoulement louche ou malodorant ;
  • gonflement brutal ou asymétrique ;
  • peau qui devient bleue, noire ou très pâle ;
  • jambe gonflée, rouge et douloureuse, essoufflement ou douleur thoracique (urgence : appelez les secours).

Risques et complications d’un BBL reversal

Une chirurgie de correction n’est pas plus « simple » qu’une première intervention. Elle peut même être plus délicate, car les tissus sont déjà remaniés.

Risques communs à toute chirurgie

Réaction à l’anesthésie, saignement, hématome, infection, retard de cicatrisation, thrombose veineuse et embolie pulmonaire (rares mais graves).

Risques spécifiques

  • Irrégularités de contour : creux, bosses, aspect « ondulé », plus fréquents sur un tissu déjà remanié ;
  • Asymétrie persistante ou nouvelle ;
  • Excès de peau après réduction du volume, pouvant nécessiter un lifting ;
  • Sérome : collection de liquide à ponctionner ;
  • Nécrose cutanée ou graisseuse supplémentaire ;
  • Cicatrices élargies, épaisses ou de couleur différente ;
  • Troubles de la sensibilité : engourdissement ou picotements, souvent transitoires, parfois durables ;
  • Douleur persistante ;
  • Résultat insuffisant ou différent de l’attendu, pouvant motiver une retouche ou rester tel quel.

Réduire les risques

  1. Choisir un chirurgien qualifié, expérimenté en reprises, dans un établissement autorisé.
  2. Dire la vérité sur vos antécédents, vos traitements et vos habitudes, tabac compris.
  3. Respecter le délai de stabilisation avant d’opérer.
  4. Suivre à la lettre les consignes de compression, de position et de repos.
  5. Éviter les voyages longs et le tourisme médical sans plan de suivi dans les semaines suivant l’intervention.
  6. Ne jamais accepter une chirurgie à la va-vite, dans un cadre non médicalisé ou avec des produits injectés par des personnes non qualifiées.

Résultats attendus et limites

Ce que vous pouvez raisonnablement espérer

  • Un volume fessier réduit et plus proportionné ;
  • Des contours plus harmonieux et moins irréguliers ;
  • Une peau plus tendue si un lifting a été réalisé ;
  • Moins de gêne et de douleur lorsque des nodules ont été traités ;
  • Une silhouette plus conforme à vos goûts actuels.

Ce que vous ne devez pas attendre

  • Un retour exact à votre corps d’avant le BBL ;
  • La disparition totale de toute irrégularité ou asymétrie ;
  • L’absence de cicatrice ;
  • Un résultat identique à celui d’une photo vue sur un réseau social ;
  • Une garantie de résultat, qu’aucun chirurgien sérieux ne peut offrir.

Durabilité

Le résultat dépend de la stabilité de votre poids, de l’âge, de la qualité de la peau et de la génétique. Une prise de poids peut modifier à nouveau le volume fessier, qu’on ait fait un BBL ou une correction.

Budget et organisation financière

Le coût varie fortement selon le pays, la complexité du geste, l’expérience du chirurgien et l’établissement. Il comprend généralement :

  • les honoraires du chirurgien ;
  • les honoraires de l’anesthésiste ;
  • les frais d’établissement (bloc, hospitalisation, matériel) ;
  • le vêtement de compression, les soins et les consultations de suivi ;
  • les examens d’imagerie ou les analyses ;
  • les coûts annexes : arrêt de travail, aide à domicile, déplacements.

Exigez un devis écrit et détaillé, et vérifiez ce qu’il prévoit en cas de complication ou de reprise. Les interventions de nature esthétique sont rarement prises en charge par les assurances. Lorsqu’une complication médicale documentée est traitée (infection, nécrose douloureuse, masse nécessitant exérèse), une prise en charge partielle peut parfois être possible selon le pays et le dossier : renseignez-vous auprès de votre assureur et de votre médecin.

Aspects émotionnels et psychologiques

Regretter une chirurgie esthétique est une expérience plus courante qu’on ne le croit, et elle n’a rien de honteux. Voici quelques pistes pour la traverser :

  • Prenez le temps : évitez de décider dans l’urgence ou sous le coup de la colère ;
  • Parlez-en à une personne de confiance, voire à un professionnel de santé mentale si le mal-être est important ;
  • Évitez la comparaison avec les photos retouchées ou filtrées ;
  • Soyez bienveillante envers vous-même : vous avez pris une décision avec les informations dont vous disposiez à l’époque ;
  • Posez-vous la question du « pourquoi » : que cherchez-vous à retrouver ou à changer ? Un corps, un confort, une image, une paix intérieure ?

Si le mal-être corporel est intense, ancien ou envahissant, il peut relever d’un trouble spécifique de l’image du corps. Une consultation spécialisée est alors plus utile qu’une nouvelle intervention.

Les erreurs les plus fréquentes

  1. Opérer trop tôt, avant la stabilisation de la graisse et du poids.
  2. Croire qu’on peut « tout annuler » et se retrouver déçue du résultat.
  3. Choisir selon le prix ou la publicité, plutôt que selon l’expérience du chirurgien.
  4. Négliger le dossier médical du BBL initial, qui aide à comprendre ce qui a été fait.
  5. Continuer à fumer ou à vapoter.
  6. Reprendre trop vite la position assise, le sport ou le travail physique.
  7. Ignorer les signes d’alerte après l’opération.
  8. Multiplier les interventions sans prendre de recul sur ce que l’on cherche vraiment.

Questions fréquentes

Peut-on « remettre » la graisse là où elle a été prélevée ?

Non. La graisse prélevée est retirée définitivement, et celle qui a été injectée ne peut pas être réinjectée à l’identique ailleurs. Une partie de la graisse greffée a de toute façon disparu au fil des mois.

Le BBL reversal est-il une seule opération ?

Non, c’est un ensemble de gestes possibles (liposuccion, exérèse, lifting, corrections) adaptés à chaque situation, parfois en plusieurs temps.

Combien de temps faut-il attendre après un BBL ?

En général plusieurs mois, souvent de l’ordre de six mois à un an, sauf complication nécessitant un traitement plus précoce. Votre chirurgien décide selon votre examen.

La peau va-t-elle se rétracter ?

Cela dépend de son élasticité, de l’âge, du poids et de la génétique. Si elle reste relâchée, un lifting peut être nécessaire.

Les nodules après BBL sont-ils dangereux ?

La plupart sont des zones de nécrose graisseuse bénignes, mais toute masse nouvelle doit être examinée par un médecin. Une imagerie, voire une biopsie, permet de poser le diagnostic.

Le BBL reversal peut-il être fait par des soins non chirurgicaux ?

Les techniques non chirurgicales ont des effets limités sur la graisse fessière et ne traitent ni la nécrose, ni l’excès de peau. Méfiez-vous des promesses de « dissolution » du BBL.

Puis-je faire un BBL reversal à l’étranger ?

C’est possible, mais le suivi est plus difficile en cas de complication. Vérifiez les qualifications du chirurgien, l’établissement, le plan de suivi et la responsabilité de chacun avant de décider.

Est-ce remboursé ?

Rarement s’il s’agit d’esthétique pure. Un traitement de complication médicale peut parfois bénéficier d’une prise en charge selon le pays.