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Comment se déroule une injection MD Codes « full face » ?
Une séance MD Codes™ dure plus longtemps qu’un comblement ciblé, et l’essentiel du travail se fait avant la première injection : examen du visage, photos, choix des zones, explication du plan. Les injections suivent ensuite une logique en trois temps : fondation (soutien profond), équilibre et contour, raffinement (détails de surface).
Avant la séance MD Codes Full Face : la consultation
Un rendez-vous distinct, en général
Dans une démarche sérieuse, la première consultation ne comprend pas d’injection. Elle sert à comprendre votre demande, à examiner votre visage et à décider si et comment traiter. Plusieurs raisons à cela : vous laisser un temps de réflexion, permettre au médecin de préparer un plan, et éviter une décision prise sous l’effet de l’enthousiasme du moment.
Ce qui est évalué
- Votre motivation. Qu’est-ce qui vous gêne exactement ? Le système part de l’idée que le pli ou la ride cités par le patient ne sont pas toujours la vraie cause de l’insatisfaction, et qu’un visage qui paraît triste ou fatigué peut s’expliquer par le soutien profond plus que par une ride. Le praticien vous demandera donc souvent comment vous voulez paraître, pas seulement ce que vous voulez corriger.
- Votre santé. Antécédents, allergies, grossesse ou projet de grossesse, traitements en cours (notamment anticoagulants), maladies auto-immunes, infections récentes, soins dentaires, herpès récurrent.
- Vos injections passées. Produits utilisés, dates, zones. Les produits permanents ou inconnus doivent absolument être signalés.
- Votre anatomie. Structure osseuse, volumes, qualité et élasticité de la peau, asymétries, ombres, position des tissus.
- Vos attentes. Le praticien vérifie qu’elles sont réalistes et adaptées à un traitement d’acide hyaluronique.
Photographies
Des photos standardisées sont prises avant traitement : face, trois quarts, profil, souvent avec différentes expressions. Elles servent de référence pour comparer plus tard et pour planifier. Elles doivent être réalisées dans des conditions reproductibles (éclairage, angle, distance) pour que la comparaison soit honnête.
Le plan de traitement
Le praticien explique ensuite, en principe, les zones envisagées, l’ordre du traitement, les produits proposés, le nombre de séances possible, le coût, la durée attendue des résultats et les risques. Dans les publications, l’approche globale s’appuie sur un volume total important : une série de cas rapporte par exemple un traitement avec 12 mL d’acide hyaluronique par patient. Ce chiffre est un repère, pas une norme, et il n’est pas obligatoire de tout réaliser en une fois. Certains praticiens préfèrent répartir le traitement sur plusieurs séances pour laisser le tissu se stabiliser et juger du résultat.
Consentement éclairé
Vous recevez une information sur les bénéfices, les limites et les risques (hématomes, œdème, asymétrie, nodules, complications vasculaires rares mais graves), puis vous signez un consentement. Prenez le temps de poser vos questions. Une bonne pratique consiste à ne pas traiter le jour même de la première rencontre.
Le jour de la séance Md Codes Full Face : la préparation
Ce qu’on vous demandera de faire avant
Les consignes varient, mais on vous demande souvent d’éviter dans les jours précédents ce qui augmente le risque d’ecchymoses (alcool, certains anti-inflammatoires, aspirine, compléments comme l’huile de poisson ou le ginkgo), sauf si un médecin vous les a prescrits pour une raison de santé. N’arrêtez jamais de vous-même un traitement prescrit : demandez à votre médecin. Venez le visage propre, sans maquillage si possible, et prévenez de tout changement de santé (fièvre, poussée d’herpès, infection, traitement dentaire récent).
À l’arrivée
- Vérification de votre identité, de votre dossier et de l’absence de nouveaux éléments médicaux.
- Rappel du plan de traitement et confirmation de ce qui sera fait ce jour-là.
- Éventuelle nouvelle série de photos.
- Repérage : le praticien examine votre visage assis puis souvent allongé ou semi-allongé, et peut marquer au crayon dermatographique certains repères. Le système repose sur des sous-unités anatomiques codées, par exemple Ck1 à Ck5 pour la joue, T1 et T2 pour la tempe, Tt1 à Tt3 pour la région infra-orbitaire, et cette cartographie sert de guide.
Hygiène et matériel
Le praticien se lave les mains, met des gants et désinfecte la peau. Les produits sont des dispositifs médicaux à usage unique, avec traçabilité (numéros de lot que vous pouvez demander à noter dans votre dossier). Les aiguilles ou canules sont neuves et jetables. Vous devez pouvoir vérifier l’emballage du produit et son nom, ce qui est un droit du patient.
Confort et anesthésie
Les moyens habituels
- Crème anesthésiante appliquée sur la peau pendant un temps d’attente avant la séance. Elle atténue la sensation des piqûres, mais ne supprime pas toute sensation de pression.
- Lidocaïne intégrée au produit : beaucoup de gels d’acide hyaluronique en contiennent, ce qui apporte un confort pendant et après l’injection. Signalez toute allergie aux anesthésiques locaux.
- Froid (glace, poche froide, appareil de refroidissement) pour calmer la peau et limiter l’œdème.
- Vibration ou distraction selon les cabinets.
Ce que vous pouvez ressentir
Piqûres brèves, pression, sensation de plénitude, parfois inconfort plus marqué dans certaines zones sensibles (lèvres, région sous les yeux, menton). La plupart des patients décrivent une gêne supportable, mais la sensibilité varie beaucoup d’une personne à l’autre. Prévenez si la douleur est vive ou inhabituelle : une douleur inhabituelle pendant l’injection est un signal à ne pas ignorer (voir plus bas).
Le déroulé des injections : une logique en trois temps
D’après les publications, l’approche associe des plans de profondeur différents : l’injection profonde apporte un soutien structurel, l’injection plus superficielle dans la graisse assure le contouring, et l’usage intradermique d’acide hyaluronique et/ou de toxine botulique sert au raffinement. Voici ce que cela donne concrètement pour vous.

Temps 1 : la fondation (soutien)
L’objectif est de restaurer la charpente : rendre du support là où les structures profondes se sont affaissées ou résorbées. Sont typiquement concernées les zones de soutien comme les tempes, les pommettes, parfois le menton et l’angle de la mâchoire. Le résultat visible attendu est un visage mieux « tenu », avec des creux et des ombres atténués, sans que le praticien traite forcément les rides directement.
Pendant cette phase, on ressent plutôt de la pression que des piqûres superficielles. C’est souvent la partie qui apporte le changement le plus visible sur l’ensemble du visage.
Temps 2 : l’équilibre et le contour
Une fois la structure rétablie, le praticien affine les proportions et les transitions : ovale du visage, continuité entre les zones, définition de la mâchoire, harmonisation des volumes. Il peut regarder votre visage sous plusieurs angles, vous demander de vous asseoir, de sourire ou de bouger, pour vérifier l’équilibre entre les côtés. C’est une phase de mesure : on ajuste, on compare, on évite la surcorrection.
Temps 3 : le raffinement
Il traite les détails de surface et de dynamique : lignes fines, lèvres, coins de la bouche, cernes, plis persistants, avec des produits plus souples ou plus superficiels. La toxine botulique peut être associée pour le haut du visage. Dans la série rétrospective de Bertossi, portant sur 250 patients, 89,6 % avaient été traités dans le haut du visage, 100 % dans le tiers moyen et 63,2 % dans le bas du visage : cela montre que les zones traitées varient d’un patient à l’autre et que le « full face » n’est pas un forfait uniforme.
L’ordre peut varier
Certains praticiens traitent d’abord une moitié de visage puis l’autre pour comparer, d’autres procèdent zone par zone en alternant les côtés. L’important est que le résultat soit symétriquement équilibré et évalué en cours de séance. Il n’y a pas d’obligation de tout réaliser le même jour : un traitement en deux ou trois séances est parfois plus prudent, en particulier à la première expérience.
Aiguille ou canule ?
Vous entendrez ces deux mots. Sans entrer dans la technique :
- L’aiguille permet une injection précise en un point donné, notamment pour poser du volume en profondeur ou travailler des détails.
- La canule est un tube fin à bout arrondi qui glisse dans les tissus par un petit point d’entrée. Elle est souvent choisie dans des zones où l’on veut limiter les traumatismes et les hématomes.
Le choix dépend de la zone, du produit et de l’habitude du praticien. Aucun outil ne supprime le risque : ce qui compte, c’est la connaissance de l’anatomie et de la conduite à tenir en cas de complication.
Combien de temps dure la séance ?
Je n’ai pas trouvé de durée standard publiée pour un traitement MD Codes™ complet, et la durée dépend de nombreux facteurs : nombre de zones, nombre de seringues, temps d’anesthésie, temps d’évaluation, expérience du praticien. Comptez en pratique une séance nettement plus longue qu’un comblement isolé, incluant la préparation, l’anesthésie, les injections proprement dites et un temps de contrôle final. Demandez une estimation à votre praticien lors de la consultation pour bien organiser votre journée, et prévoyez de ne rien avoir d’important juste après.
À la fin de la séance
- Contrôle visuel : le praticien vérifie l’équilibre et la symétrie, assis, de face et de profil, et peut masser doucement certaines zones si c’est son protocole (ne massez pas de vous-même sans consigne).
- Application de froid pour limiter le gonflement.
- Photos « après » éventuellement, en gardant à l’esprit qu’un cliché immédiat montre un visage gonflé et peu représentatif du résultat final.
- Consignes écrites de suite : signes normaux, signes d’alerte, numéro à appeler.
- Rendez-vous de contrôle planifié.
Vous pouvez repartir seul dans la plupart des cas et reprendre une vie sociale légère, mais prévoyez que des traces (rougeurs, petits points de piqûre, gonflement, bleus éventuels) peuvent être visibles.
Les suites : les premiers jours
Ce qui est fréquent et bénin
Gonflement, rougeur, sensibilité, petites bosses palpables, hématomes. Ils s’estompent en quelques jours à environ deux semaines selon les zones et les personnes. Le gonflement peut être asymétrique au début : cela ne préjuge pas du résultat.
Consignes classiques (à adapter selon votre médecin)
Ces conseils reviennent souvent, mais suivez avant tout celles de votre praticien :
- éviter les efforts physiques intenses les premières 24 à 48 heures ;
- éviter les sources de chaleur intense (sauna, hammam, bains très chauds, exposition solaire forte) ;
- limiter l’alcool le premier jour ;
- éviter de masser ou de comprimer les zones traitées sans consigne ;
- dormir la tête légèrement surélevée pour limiter l’œdème ;
- éviter les soins du visage, le maquillage appuyé et les traitements par appareils immédiatement après, selon les consignes ;
- éviter de s’allonger sur le visage la première nuit si possible.
Quand appeler sans attendre
Certains signes doivent faire contacter immédiatement le praticien ou les urgences :
- douleur intense ou inhabituelle, qui augmente au lieu de diminuer ;
- peau qui blanchit, devient marbrée, violacée ou grisâtre, ou qui se refroidit ;
- troubles visuels (vision trouble, perte de vision, douleur oculaire), ou maux de tête intenses ;
- gonflement qui s’aggrave rapidement, chaleur, rougeur qui s’étend, fièvre (possible infection) ;
- difficulté à respirer, à avaler, gonflement du visage ou de la gorge (réaction allergique).
L’occlusion vasculaire est la complication la plus redoutée du comblement : elle peut entraîner une nécrose cutanée et, plus rarement, une atteinte visuelle. Les publications sur la perte de vision après filler d’acide hyaluronique notent qu’elle survient presque toujours de façon immédiate. La prise en charge repose sur l’arrêt de l’injection, l’usage de hyaluronidase (enzyme qui dissout l’acide hyaluronique) et une prise en charge médicale urgente. Un praticien sérieux dispose de cette enzyme sur place et connaît le protocole.
Le contrôle et la retouche
Le rendez-vous de contrôle a généralement lieu deux à quatre semaines après, quand le gonflement est retombé et que le produit s’est intégré. C’est le bon moment pour évaluer le résultat réel, avec des photos comparables à celles de départ. Selon le cas, le praticien peut proposer :
- une retouche légère si une zone est sous-corrigée ou asymétrique ;
- une dissolution partielle avec de la hyaluronidase si une zone est trop marquée ;
- une deuxième séance si le plan était étalé ;
- aucun geste, si le résultat est satisfaisant.
Ne jugez pas votre visage trop vite : les premiers jours, le résultat est faussé par l’œdème et par l’inquiétude.
L’entretien
L’acide hyaluronique se résorbe progressivement. Les durées varient beaucoup selon les produits, les zones et les personnes, souvent de quelques mois à plus d’un an, sans garantie. Un entretien régulier est donc nécessaire pour conserver l’effet. Discutez dès le départ de la fréquence probable et du budget correspondant, car les traitements globaux mobilisent des volumes importants.
Ce qui varie d’un praticien à l’autre
Même avec une méthode commune, les pratiques diffèrent : nombre de séances, ordre des zones, choix des produits (les études sur les MD Codes™ que j’ai consultées utilisent des gels de la gamme Vycross, mais d’autres produits existent), aiguille ou canule, quantité de toxine associée, protocole d’anesthésie, consignes de suites. Une lettre critique publiée à propos du système rappelle d’ailleurs que les volumes d’acide hyaluronique prescrits de façon rigide doivent être interprétés avec prudence. Un bon praticien adapte le cadre à votre visage plutôt que d’appliquer une recette.
Un dernier point de vigilance : la formation. Une approche standardisée ne remplace pas l’expérience. Demandez au praticien sa formation en anatomie du visage et en gestion des complications, et le nombre de patients qu’il traite avec cette méthode.
Questions à poser avant la séance
- Que va-t-on traiter précisément aujourd’hui, et dans quel ordre ?
- Quels produits utilisez-vous, et puis-je noter les références de lots ?
- Quelle quantité totale est prévue, et est-elle répartie sur plusieurs séances ?
- Comment sera gérée la douleur ?
- Quelle est votre conduite en cas de suspicion de complication vasculaire ? Avez-vous de la hyaluronidase sur place ?
- Quand aura lieu le contrôle, et une retouche est-elle incluse ou facturée ?
- Quel est le coût total, et combien faut-il prévoir pour l’entretien ?
- Comment vous joindre en cas de problème après la séance, y compris le soir ou le week-end ?
Une injection MD Codes™ « full face » n’est pas une suite de piqûres rapides : c’est un parcours. Une consultation d’examen, un plan explicité, une séance structurée en fondation, contour et raffinement, des suites à surveiller et un contrôle à quelques semaines. Les études disponibles, dont une série de 250 patients rapportant des améliorations significatives sans problème de sécurité majeur, soutiennent la démarche pour le profil de patients étudié, mais elles ne remplacent pas le jugement d’un médecin formé qui adapte le traitement à votre visage.

